Le Pride détient le record de spectateurs pour une rencontre de sports de combat, avec 71000 sièges payants lors de la soirée Shockwave/Dynamite en août 2002. Et marque aussi, le record d'audience TV pour le PRIDE Final Conflict en 2003. Dés lors, une révolution se produit dans les arts martiaux et pour les années à suivre? Ainsi on se rend compte que l'analyse des distances à son importance, l'enchaînement des percussions en pieds poings tout comme la spécificité du travail au sol, ce nouveau genre de combat révèle que le MMA est en pleine ascension.

Pour marquer l'histoire de l'organisation, les Japonais font appel au grand frère de Royce, prénommé Rickson Gracie pour ouvrir les festivités. Rickson est la légende du Gracie Jiu Jitsu, il est un descendant direct de son fondateur et donc, son meilleur représentant. Son frère Royce dit de lui, qu'il serait 10 fois meilleurs que lui; en ce sens, Rickson est déjà vénéré comme un demi dieu avant même son premier combat. Son adversaire, Nobuhiko Takada, est une star adulée au Japon, il vient du catch professionnel et est énormément médiatisé et très respecté par le grand public. Avant la rencontre chacun des deux adversaires clament haut et fort, que son style est le plus efficace, ce qui fait monter les pronostics.

Ce combat représente tout ce que pouvait imaginer les passionnés des arts martiaux? une rencontre entre deux légendes de disciplines différentes. Ils s'affrontent pour le plus grand bonheur de 47 000 fans et bon nombre de téléspectateurs qui se posent la question de savoir qui était le plus fort? mais surtout, quel art martial est le plus efficace? Lors de ce PRIDE 1, Rickson Gracie remporta la victoire par soumission (clef de bras) lors du premier round. Une revanche fut organisée pour le PRIDE 4, mais le scénario fut quelque peu similaire, victoire de Rickson par soumission en effectuant, une clef de bras.

Ce tournoi permit à un certain nombre de compétiteurs de se faire une notoriété dans le monde du Mixed Martial Arts; D'ailleurs quelques noms resteront à jamais, dans l'histoire du PRIDE FC :

  • Japon: Nobuhiko Takada/ Kazushi Sakuraba/ Naoya Ogawa / Hidehiko Yoshida/ Takanori Gomi.
  • Brésil: Rickson Gracie /Antonio Rodrigo Nogueira / Wanderlei Silva / Anderson Silva.
  • États-Unis: Mark Coleman / Dan Henderson / Quinton Jackson.
  • Croatie : Mirko Filipovic.
  • Russie: Fédor Emelianenko

Mais aussi, certains combattants français ont su faire parler d'eux lors de ce tournoi :

  • France : Bertrand Amoussou, Cyril Diabaté, Jean-François Lenogue, Grégory Boushlagem, David Baron

Dés le premier événement du PRIDE, le Mixed Martial Arts connaît un plein engouement au Japon, la chaîne de télévision FUJI diffuse chaque mois le tournoi, puis cela sera au tour de la nouvelle télévision par satellite SKY Perfect TV de diffuser en Per-Per-View afin d'augmenter les recettes. En juin 2006, la chaîne Fuji Network annonce qu'elle résilie son contrat de diffusion, en raison d'une rupture d'engagement de la part du promoteur. En Octobre 2006, le Pride 32 s'organise à Las Vegas devant 11.727 personnes, c'est la première fois une épreuve du PRIDE se déroule en dehors du Japon.

Depuis 2004 les scores d'audience n'atteignent plus les sommets des débuts, et malgré les faibles pay-per-view sur Sky PerfecTV qui est le seul débouché économique avec la billetterie, la perte des revenus tirés de l'opération FUJI face au coût pharamineux de chaque organisation menace la pérennité du PRIDE. Fin 2006, les promoteurs font allusion à un plan marketing à la hauteur de la renommé du PRIDE, en révélant que Mike Tyson accepte de combattre dans l'organisation du nouvel an; Mais celui-ci ne sera pas autorisé à combattre au Japon, en raison de son dossier pénal.

L'actionnaire du PRIDE, N. Sakakibara annonce le 27 mars 2007, que Lorenzo Fertitta (co-propriéraire de l'UFC) rachète tous les droits du PRIDE pour un montant inférieur à 70 millions de dollars. Aux USA, quelques temps plus tôt, la société qui gère les droits de l'UFC au bord de la faillite, est approchée par les frères Lorenzo et Fertitta, ces derniers dirigent une compagnie de médias et de casinos, sur la ville de Las Vegas, la capitale mondiale de la boxe.

Leur intention est de rendre à l'UFC sa popularité d'antan, tout en faisant accepter son évolution. Les frères Fertitta et Dana White, ancien promoteur de boxe revendiquent que les combattants de MMA sont des sportifs de haut niveau et que leur organisation fait un travail remarquable, digne des plus grandes réunions pugilistiques qui ont eu lieu... «Nous cherchons à transformer l'UFC et le MMA en un sport propre et avec des règles actualisées, ce qui permettra à la discipline d'obtenir une meilleure reconnaissance et d'avoir sa légitimité.»

En janvier 2001, les frères Fertitta achètent l'UFC pour 2 Millions $ et crée Zuffa LLC afin de gérer toute la commercialisation de l'évènement. Ainsi, Lorenzo Fertitta ancien membre de la Nevada State Athletic Commission, obtient l'autorisation d'organiser ces événements au Nevada. Dés lors, l'UFC 33 est de retour sur les écrans de télévision, ce qui provoque des records de ventes, que ce soit grâce aux pay-per-view ou par les ventes de places. On constate que le nouvel UFC fait un retour avec des règles plus restrictives, incluant des rounds avec des limites de temps, cinq catégories de poids, une liste de 31 fautes et 8 façons différentes de remporter la victoire.

La compétition est bien différente de celle de 1993, tout comme les compétiteurs, qui sont devenus de véritables professionnels et s'entraînent désormais plus de six heures par jour, travaillant leur condition physique en plus des techniques de frappes, de projection et de soumission. Cette organisation permit à bon nombres de compétiteurs de se faire une notoriété dans le monde du Mixed Martial Arts; d'ailleurs, ces quelques noms façonnent et de belle manière toute l'histoire de l'UFC :

  • États-Unis: Randy Couture / Dan Severn / David Tank Abbott / Don Frye / Mark Coleman / Bas Rutten / Matt Hughes / Frank Shamrock / Chuck Liddell / Tito Ortiz / Rich Franklin / Jens Pulver / Pat Miletich / Quinton Jackson / Tim Sylvia / Frank Mir / Brock Lesnar / BJ Penn
  • Canada : Georges St. Pierre
  • Biélorussie: Andrei Arlovski
  • Japon : Kazushi Sakuraba, Shinya Aoki
  • Brésil: Victor Belfort/ Anderson Silva/ Antonio Rodrigo Nogueira / Murilo Bustamante/ Lyoto Machida / Ricco Rodriguez

Voici quelques noms de combattants français qui ont fait parler d'eux lors de l'UFC:

  • France : Cheick Kongo, Jess Liaudin, Samy Schiavo, David Baron, Xavier Foupa-Pokam

Le MMA ou Mixed Martial Arts a gagné en respectabilité et a été autorisé dans la plus grande majorité des états des USA; Depuis cette jeune discipline est devenue un vrai sport de combat professionnel, reconnu par un large public et dans le monde entier. On constate qu'au fil de son développement et de sa médiatisation, le MMA est devenu le nouveau sport branché. Le monde de la presse et des médias reconnaît que le MMA est le sport qui a eu l'ascension la plus fulgurante de ces dix dernières années. A ce jour, le MMA bat tous les records d'audience pour un sport de combat, que ce soit en termes d'affluence, qu'en diffusion télévisée.

En France du côté du petit écran, après le succès de la boxe et du catch, la chaîne RTL 9 programme chaque samedi soir dés 22h30, une diffusion du dernier événement ou des meilleurs moments de l'UFC. Que ce soit à l'UFC, au Strike Force, au Dream, au M1 Challenge, la fréquentation du public augmente, ce qui est bon signe pour l'essor du MMA. On constate aussi, que le nombre de téléspectateurs augmentent à travers le monde, pour exemple, le combat opposant le russe Fédor Emelianenko à l'américain Brett Rogers a été le combat le plus regardé dans le monde, avec 25 millions de téléspectateurs.

Règles générales

Les règles sont globalement semblables mais chaque organisation apporte ses petites modifications selon la volonté de la commission athlétique du pays dans lequel l'événement se produit. En général, les combattants n'ont pas le droit de frapper l'adversaire dans les parties génitales, de tirer les cheveux ou de mordre. Les coups de genoux, de coudes et de pieds au visage ou ailleurs sont généralement permis. Il y a plusieurs catégories de poids mais elles différent d'une organisation à l'autre. Les façons de gagner un combat sont les mêmes dans toutes les organisations.

Catégorie de Poids

Les différentes organisations de combat libre adoptent souvent leurs propres règles concernant les limites de poids, entraînant parfois une certaine confusion. Ainsi des catégories de poids portant le même nom correspondent à des fourchettes de poids très différentes. Par exemple la limite supérieure de la catégorie des poids moyens en boxe anglaise professionnelle est de 72,5 kg (160 lbs), à l'UFC de 84 kg (185 lbs) et au Pride FC de 93 kg (205 lbs).

Catégories de poids Limite supérieure en livres Équivalence en kg
Flyweight 125 57
Bantamweight 135 61
Featherweight 145 66
Lightweight 155 70
Welterweight 170 77
Middleweight 185 84
Light Heavyweight 205 93
Heavyweight 265 120
Super Heavyweight No upper weight limit

Aux États-Unis les « Règles unifiées des Arts Martiaux Mixtes » (Unified Rules of Mixed Martial Arts) adoptées en 2003 ont modifié la situation et ont permis d'unifier des règlements jusqu'à là disparates. La Commission Athlétique de l'État du Nevada désigne dans son code administratif neuf catégories de poids différentes

Au Japon aucune loi gouvernementale ne régule les catégories de poids, les organisations japonaises sont donc libres d'organiser des rencontres sans se préoccuper des différences de poids entre combattants. Néanmoins, avec la part de plus en plus importante de l'aspect compétitif (par rapport à l'aspect martial), des limitations de poids ont été instaurées par les promoteurs eux-mêmes, et différents selon les organisations.

Façons de remporter un combat

Quelle sont les différentes fins possibles lors d'un combat de MMA ?

Avant la limite

  • Knockout (KO) : Un adversaire est complètement ou pratiquement inconscient suite à des frappes et le combat est arrêté car la personne se trouve dans un état où elle est complètement incapable de se défendre.
  • Technical Knockout (TKO) : Un KO technique (TKO) est une situation ou un combattant est dans l'incapacité technique de poursuivre normalement le combat. Beaucoup de situations peuvent mener a un TKO. L'une d'entre elles est l'arrêt par l'arbitre. Lorsqu'un combattant reçoit trop de coups et qu'il n'arrive plus à se défendre, l'arbitre intervient pour arrêter le combat, afin de préserver la santé du combattant, dans le cas contraire les coups pourraient l'amener au KO complet. Par exemple, un combattant n'arrivant plus à faire face à un Ground And Pound trop intense, une douleur persistante et visible due par exemple à trop de low-kicks reçus, une déferlante de coups debout amènera l'arbitre à stopper le combat quel que soit l'avis du combattant afin de préserver sa santé.

Une coupure est une autre situation menant au TKO, en cas de coupure trop importante provoquée par un coup, l'arbitre, avec l'avis des médecins, peut décider de stopper le combat. Lorsque les hommes de coin jettent l'éponge/la serviette (throw towel) pour stopper le combat, et donc abandonner. Ceci peut être dû à une douleur persistante (côte cassée par exemple) qui l'empêche de combattre normalement, ou à une trop grande différence de niveau entre les deux combattants, l'un recevant une trop grosse "punition", son coin décidera d'abandonner.

  • Soumission : Situation où un combattant est physiquement forcé d'abandonner, de ?taper? de la main sur son adversaire (souvent 3 fois) pour signaler sa défaite, suite à une clé exercée sur lui ou une technique d'étranglement (sanguin ou respiratoire) par son adversaire

Un combattant peut aussi signaler à l'arbitre le désir d'arrêter de lui-même le combat verbalement (Verbal Submission).

  • Technical Submission : Est déclaré Technical Submission lorsque l'arbitre décide de mettre fin au combat lorsqu'il considère que le combattant qui subit la soumission/la clé est trop engagé et que l'articulation, le muscle, ou que le combattant va s'évanouir, alors même que celui-ci n'a pas tapé trois fois (abandon).
  • Disqualification (DQ) : Lorsque qu'un combattant viole délibérément une règle de l'organisation en portant par exemple un coup interdit (soccer-kicks, stomps* à l'UFC par exemple mène à une disqualification. [stomp : frappe en marteau]
  • Technical Decision (TD) (Unanime, Partagé) : Lorsque par exemple un combattant est dans l'incapacité de continuer le combat suite à un accident arrivé non intentionnellement. Les juges choisissent alors un vainqueur. Par exemple un combattant s'ouvre la tête en tombant du ring, les docteurs l'empêchent de continuer le combat, le combat est donc arrêté comme s'il avait atteint la limite de temps et les juges donnent leur décision.
  • Technical Draw (Unanime, Partagé) : Même situation, mais le draw (égalité) est déclaré.
  • No contest (NC) : Coupure non intentionnelle due à un coup irrégulier ou test positif aux produits illicites à l'issue d'une victoire, ou demande d'annulation de décision par un combattant qui considère que l'arrêt du combat a été prématuré, etc.

Sur décision

  • Unanimous Decision (UD) : Décision unanime, les 3 juges donnent le même avis.
  • Majority Decision (MD) : Décision à la majorité, 2 juges sont du même avis, 1 donne égalité.
  • Split Decision (SD) : Décision partagée, 2 juges sont du même avis, 1 de l'avis contraire.
  • Unanimous Draw : Égalité unanime, 3 juges donne l'égalité.
  • Split Draw : Égalité partagée, 1 juge donne la victoire pour un combattant, 1 autre la défaite à ce même combattant, et le dernier l'égalité.
  • Majority Draw : Égalité à la majorité, 2 juges donnent l'égalité, le troisième une victoire à l'un des 2 fighters.
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